Violence conjugale

« J’ai constamment peur de lui. Dès qu’il entre à la maison, je ne sais jamais comment ça va se passer. Il peut se mettre à hurler parce que j’ai placé un objet au mauvais endroit ou que les enfants font du bruit. Ou encore me traiter de conne parce que j’ai oublié d’acheter du lait, puis me lancer un verre à la face quand il a bu. Il peut être si agressif… Je ne sais plus quoi faire, ça peut plus durer …Il faut que j’en parle et aille chercher de l’aide. »
Julie, 33 ans, 2 enfants

Détecter la violence de l’un envers l’autre

La violence conjugale réfère à tout acte de violence commis en contexte conjugal. Elle peut prendre plusieurs formes :

  • physique : coups, blessures et brûlures infligées, etc.
  • psychologique : dénigrement, silences, bouderies, menaces, critiques, etc.
  • verbale : cris, moqueries, insultes, etc.
  • économique : contrôle et restriction des dépenses, etc.
  • sexuelle : agressions, moqueries sur ses performances, etc.

La récolte de données réalisée en 2012 par le ministère de la Santé publique du Québec en comparant les chiffres de 2011 démontre que :

  • les femmes sont très majoritairement victimes de cette violence ;
  • cette violence se traduit par une aggravation marquée des actes commis ;
  • le taux de victimisation a principalement progressé chez les 25 à 29 ans ;
  • le taux des femmes victimes est demeuré stable, alors que celui des hommes victimes a augmenté.

Poser un geste pour soi

Avant tout, il faut parler de sa situation, briser le mur du silence. La ligne d’écoute Tel-Aide offre une oreille attentive, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, dans l’anonymat et en toute confidentialité.

Ensuite, il faut demander de l’aide, sans plus attendre, surtout si on se sent en danger. Il ne faut pas hésiter à composer le 9-1-1.

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